Charge mentale

Charge mentale : définition et réalité quotidienne des femmes

charge mentale définition

La charge mentale, vous en avez entendu parler c’est certain ! Ce sont des termes qui reviennent de plus en plus souvent dans des conversations des femmes qui parlent de stress et de fatigue – morale et physique – dans leur quotidien. Vous vous demandez si cette fameuse charge mentale vous concerne ? Vous voulez savoir ce qu’est vraiment la charge mentale, sa définition mais aussi et surtout ce que cela veut dire concrètement pour vous dans votre quotidien ?

Pas de soucis, la solution est ici !

Madame Pas de Soucis vous présente la charge mentale : définition et réalité des femmes

Charge mentale : définition (s)

La définition initiale de la charge mentale

La charge mentale dans sa définition première a été établie en 1984 par Monique Haicault, sociologue française, dans son article intitulé La Gestion ordinaire de la vie en deux. Dans sa vision des choses, la charge mentale c’est le fait de penser à quelque chose qui appartient à un de ses domaines de vie, ALORS qu’on est simultanément entrait d’agir dans un autre domaine de vie.

C’est pas clair ? On va prendre un exemple, vous allez voir, c’est simple.

La charge mentale commence quand on pense à la maison alors qu'on est au travail

Situation banale de vie de maman. Mardi 18h20, vous êtes au bureau en train de finir de rédiger le compte-rendu de cette réunion qui vous a fait rester plus tard que d’habitude, quand tout à coup vous recevez un SMS de votre mari qui ne trouve pas le kimono de votre fils pour l’emmener à son cours de judo dans 5 minutes -d’habitude c’est vous qui emmenez votre fils à son cours. Vous lui répondez rapidement – peut-être un peu agacée, j’en parlerai dans un futur article – qu’il est rangé dans l’armoire de sa chambre sur l’étagère en haut à gauche .

Boum, charge mentale niveau 1 !

En effet, dans cet exemple, votre esprit jusque là très concentré sur votre tâche professionnelle s’est retrouvé projeté ailleurs, dans votre vie de famille. Et une fois l’aspect vie de famille terminé, vous allez devoir re-basculer dans votre facette de vie de professionnelle.

Energie consommée à vous concentrer dans un sens, puis dans l’autre = fatigue mentale augmentée de manière notable. C’est la première définition de la charge mentale.

Charge mentale V.S double journée

Vous jonglez toute la journée entre les différentes facettes de votre vie

La charge mentale des femmes – des mamans en particulier – ce n’est donc pas « juste » lié au fait d’avoir une double journée quand on travaille : une multitude de choses à faire au boulot en journée, et tout un tas de choses à faire à la maison le soir en rentrant. Car dans une « double-journée » il y a une notion de succession dans les tâches.

Mais dans la vraie vie, et c’est ça qui définit la charge mentale, les deux facettes de vies se superposent et c’est ça qui use beaucoup nerveusement et donc physiquement : le fait de passer d’une de ses facettes de vie l’autre en permanence.

Mais l’histoire de s’arrête pas là, ce serait trop simple. Car au moment où vous envoyez le SMS, plongée dans votre domaine de vie Maison, il y a toujours un truc qui vous revient à l’esprit. Vous pensez tout à coup par exemple « zut, je n’ai pas pris RDV pour emmener le petit chez le médecin et avoir un certificat médical pour la réinscription à son cours de judo pour l’année prochaine».

Le cerveau se remplit, la charge mentale augmente.

Dans notre exemple, il faudra en rentrant le soir que vous vous rappeliez que vous devez chercher un RDV chez le médecin pour votre fils. Sur ce sujet comme pour plein d’autres choses tout au long de la journée, votre mental se met en mode machine : votre cerveau s’active pour ne rien oublier. Votre charge mentale ménagère augmente.

Il y a donc une seconde définition de la charge mentale, un autre aspect très important : le fait de devoir faire l’effort de vous SOUVENIR qu’il faut FAIRE quelque chose plus tard.

Boum, charge mentale niveau 2 !

La charge mentale augmente et devient lourde

Vous sentez le sac qui devient de plus en plus lourd dans votre dos ?

Pourquoi c’est lourd ?

Tout simplement car nous sommes bombardées chaque jour par des milliers d’informations, et à chaque nouvelle information votre cerveau se concentre dessus et vous risquez d’oublier ce dont vous deviez vous rappeler, et il faut faire un effort notable pour ne pas perdre le fil.

Je suis certaine qu’il vous est arrivé plein de fois comme moi de prendre votre téléphone pour chercher un truc précis sur internet (la météo de demain, le temps qu’il faut pour aller au nouveau domicile de votre meilleure amie qui pend sa crémaillère ce soir, l’horaire de la séance à laquelle vous pourriez aller au cinéma avec les enfants samedi…) MAIS d’être attirée par la notification d’un mail / de votre réseau social préféré, d’aller voir et au bout de 5 minutes de lecture vous souvenir que vous aviez pris votre téléphone pour autre chose… mais quoi, vous n’en n’avez plus aucune idée !!

La charge mentale vient aussi du fait qu'il faut se rappeler de plein de choses

Dans mon exemple c’est pareil , pour ne pas oublier de prendre RDV avec le médecin le soir, vous devez y repenser plusieurs fois dans la journée… et ça ça augmente énormément la charge mentale. « Il faut que je pense à, il faut que je pense à, il faut que je pense à… » un vrai petit vélo qui tourne dans la tête et une oppression dans la poitrine qui s’installe souvent pour ancrer ce post-il dans votre mémoire. Ca vous rappelle quelqu’un ?

Votre mémoire de travail, qu’on appelle aussi empan mnésique, touche ses limites : vous arrivez à la capacité maximale de ce que votre mémoire court terme peut gérer. Votre charge cognitive est très lourde.

Le cerveau continue d’analyser et le sac s’alourdit encore

Mais c’est pas fini, votre pensée ne s’arrête toujours pas là : dans votre tête vont encore s’inscrire toutes les autres tâches à réaliser de manière coordonnée, en lien avec l’idée de départ !

Le cerveau tire le fil et toute la pelote de laine de choses à faire se déroule

Exemple :

« Pour le judo de l’année prochaine, il faut que je vérifie si le kimono du petit est toujours sa taille. S’il est trop petit, il faudra passer au magasin de sport pour en racheter un. Ah mais aussi il faudra faire un ourlet car la taille d’au dessus sera trop grande au début. Mais est-ce qu’il reste du fil blanc pour la machine à coudre ? Il faudra vérifier ça aussi et si besoin est passer à la mercerie. Tiens en parlant de magasin de sport c’était quoi ce que je m’étais dit l’autre jour que je devais y acheter ? Zut je sais plus, j’espère que ça me reviendra. En tous cas, quitte à aller acheter des trucs au magasin, il faut que je sache la liste exacte du matériel qui sera nécessaire pour le judo de l’année prochaine : est-ce qu’il faut toujours des claquettes aux pieds pour entrer dans le dojo ? Il faudra que je pense à demander au prof la prochaine fois. Ah et le petit m’a dit que sa gourde fuyait l’autre jour, il faudra aussi que je jette un œil, et en racheter en même temps au magasin, si vraiment ça fuit… Ah oui et puis il faut que je pense à faire une lessive aussi pour nettoyer son kimono pour son dernier cours de l’année… et puis ils ont dit qu’il y aurait un pot de fin d’année à la suite c’est vrai zut j’avais oublié !! Il faut que je pense à acheter un bouteille de jus de fruit et un gâteau… ou alors je le fais ? Mais est-ce que j’ai les ingrédients ?… Pfffff, je vais pas avoir le temps de vérifier ni de faire tout ça d’ici demain soir !! »

Boum, charge mentale niveau 3 !

La charge mentale devient de plus en plus lourde

Votre cerveau s’active à l’infini et se met à tirer la pelote de laine de tout ce qu’il faut faire !… Avec tout ce que vous identifiez comme tâches, vous avez l’impression d’être toujours débordée, de remplir votre cerveau de « to-do lists » et de ne jamais les terminer, de tout faire dans l’urgence – voir de culpabiliser en regardant les autres quand vous n’y arrivez pas. Et la charge mentale devient de plus en plus lourde à chaque nouvelle idée qui vous vient !

La femme chef d’orchestre des tâches de la maison

Votre tête est farcie de choses à faire : la fameuse « to-do list » de la charge mentale, plus ou moins formalisée sur post-it (qu’on perd) / papier (qui se froisse au fond du sac à mains)/ mémo dans votre téléphone ou votre ordi (mince c’était sur l’un ou sur l’autre ?). Votre cerveau fume mais il continue ENCORE de mouliner à fond… sur quoi ? Sur la meilleure façon d’organiser les choses bien sûr !

Les mamans chef d'orchestre des tâches de la maison

Car la troisième définition de la charge mentale c’est ça : la fatigue mentale créé par la coordination et le suivi des tâches listées pour qu’elles soient faites « comme il faut » et « quand il faut ». (Notez les guillemets, j’en re-parlerai en détail dans un futur article, mais dans un premier temps vous pouvez déjà aller lire mon article sur la matrice d’Eisenhower qui vous aider à faire le tri entre l’important et l’urgent). Il y a derrière cela un fort niveau de vigilance permanent, et une pression temporelle.

Les femmes / mamans endossent en effet souvent en quelque sorte le rôle de « chef d’orchestre », ou « chef de projet » de la maison. Elles se retrouvent souvent dans la situation de garantes du bien-être de tous et toutes, missionnées inconsciemment de réaliser certaines tâches de logistique familiale fondamentale. Faire en sorte que le frigo soit plein avec ce qu’il faut pour tous, faire en sorte qu’en cas de bobos il y ait bien du désinfectant et des pansements en stock – même en vacances, faire en sorte qu’il y ait toujours des vêtements à la bonne taille pour les enfants qui grandissent…

Boum, charge mentale niveau 4 !

Femme écrasée par le poids de sa charge mentale

Là, c’est bien lourd à porter ! Je suis certaine que vous voyez de quoi je parle ! La surcharge mentale est là – que vous trouverez sous l’appellation cognitive load en anglais

Les symptômes de la charge mentale

Au final, au milieu de tout ça, les symptômes typiques de la charge mentale sont :

  • une impression de courir en permanence… et paradoxalement d’être débordée et de toujours manquer de temps !
  • une sensation de « tête pleine », de « petit vélo dans la tête »
  • des difficultés de concentration, de mémorisation
  • une sensation d’oppression, d’étouffement
  • un sentiment d’urgence, un manque de patience
  • une grande irritabilité au moindre petit grain de sel dans les rouages
  • une peur de ne pas arriver à tout faire, avec à la clé une forme de culpabilité et de dévalorisation e soi quand effectivement parfois on y arrive pas et qu’on se compare automatiquement aux autres (pourquoi moi je n’y arrive pas alors que les autres y arrivent ??)
  • … et bien sûr une grande fatigue, nerveuse ET physique !

Car a charge mentale a des impacts psychiques mais aussi physiques : insomnies, problèmes d’hypertension, brûlures d’estomac, maux de ventre, maux de dos, maux de tête ou migraines, déprime… et burn-out bien sûr !

Mais il y a aussi des impacts relationnels et sociologiques : augmentation des conflits dans le couple / au travail, ambiance de travail dégradée, isolement, désengagement de la vie professionnelle, éloignement des amis et / ou de la famille.

La charge mentale, ça touche qui ?

Femme ou homme, célibataire ou en couple, maman ou non, hétérosexuel ou homosexuel, tout le monde peut avoir une lourde charge mentale.

Sur plan psychologique la psychiatre Aurélia Schneider, auteure de La charge mentale des femmes… et celle des hommes ! (Larousse) insiste sur le fait que les personnes qui seront le plus sujettes à la surcharge mentale sont les profils anxieux, perfectionnistes et dans l’hyper contrôle.

… et ça c’est statistiquement souvent le cas des femmes et des mamans en particulier, car non seulement la vie moderne est très exigeante vis à vis des femmes, mais en plus elles ont à gérer des choses qui leur sont spécifiques, comme la gestion de la contraception et la charge morale.

La société demande à une mère d’élever ses enfants comme si elle n’avait pas de travail, de travailler comme si elle n’avait pas d’enfant, et d’avoir l’apparence d’une femme qui n’a ni mère, ni enfant

Anonyme

Il ne faut pas compter les points non plus

Je ne veux pas terminer cet article sur une interprétation qui laisserait entendre de manière simpliste, sexiste et injuste que le malheur des femmes modernes viendrait des hommes ! En clair, je ne dis pas que les hommes / les papas ne font rien à la maison !

Les mentalités ont beaucoup évolué depuis les deux guerres mondiales, périodes où les femmes ont dû quitter leur rôle de femme au foyer pour se mettre au travail et aller remplacer les hommes disparus sur les champs de bataille ! Quand j’étais petite, ma grand-mère racontait avec beaucoup de fierté par quelle astuce de haut vol elle avait réussi à obtenir l’accord de ses parents pour aller faire des études d’infirmière, à une époque où l’éducation des filles concernait uniquement la gestion du foyer et – pour certaines catégories sociales – les arts (peinture, musique…). Hors de question de travailler pour une femme à l’époque – d’ailleurs mes grand-tantes n’ont pas eu la chance de partir étudier. Aujourd’hui, voir une femme étudier et travailler, ce n’est pas choquant, c’est normal – et même parfois spécifiquement recherché par certains recruteurs.

De manière logique, l’équilibre dans les familles a aussi changé : les femmes n’étant plus à la maison en journée pour gérer les tâches ménagères, les hommes ont pris en charge certaines tâches pour que la maison tourne.

Les hommes ont pris en charge certaines tâches ménagères

Cependant les études indiquent que, même si les choses ont évolué, les femmes consacrent en moyenne, de nos jours encore, plus de temps aux tâches ménagères que les hommes. Une étude de l’INSEE indique qu’en 2010 les femmes effectuaient ainsi la majorité des tâches ménagères et parentales – respectivement 71 % et 65 %. Quand une femme se sent sous pression avec une forte charge mentale, il y a donc de fortes chances que son compagnon puisse l’aider à se sentir mieux, dans une dimension d’équipe gagnante : je préfère le voir comme cela !

Se voir comme une équipe et faire les choses à deux soulage beaucoup la charge mentale

Mais surtout, il arrive souvent – pas toujours bien sûr, mais c’est ce que me disent  tout de même souvent les femmes que je reçois au cabinet –  que les hommes contribuent aux tâches ménagères SI ET SEULEMENT SI leur compagne leur a dit au préalable ce qu’il fallait faire. Il font dans ce cas appel à leur casquette de chef d’orchestre / chef de projet, un peu comme un vestige de cette époque du début du 20ème siècle où l’épouse était en charge du bon fonctionnement de la logistique familiale.

Emma Clit, dessinatrice, illustre cela particulièrement bien dans sa BD humoristique de 2017 « Un autre regard 2 » , où elle croque les inégalités homme-femme dans la répartition des tâches domestiques. En voici un extrait :

Emma Clit : charge mentale

Le succès de cette BD est tel qu’on ne peut que se dire que cela doit être vrai chez bon nombre de couples ! Si ça vous parle, vous pouvez la lire : il y a beaucoup de choses où vous allez vous dire : « c’est exactement ça!!!! »

Ce phénomène de charge mentale est d’ailleurs tellement médiatisé que le Larousse a même fit rentrer la définition du terme dans son dictionnaire comme « poids psychologique que fait peser (plus particulièrement sur les femmes) la gestion des tâches domestiques et éducatives, engendrant une fatigue physique et, surtout, psychique« .

Cependant, le fait que les hommes ne contribuent pas « comme on l’aimerait » aux tâches ménagères, cela peut avoir plusieurs raisons.

Parfois c’est par flemme / fatigue il faut l’avouer, et là il y a une injustice si c’est récurrent car les messieurs ont le droit d’être fatigués oui, mais vous aussi ! C’est quelque chose qui peut être amélioré grâce à des techniques de communication comme la CNV par exemple.

Mais parfois – et je dirais même que c’est ce qui se passe la plupart du temps :

  • soit ils ne savent pas faire : il y a tout un tas de choses qu’on n’apprend plus de nos jours aux enfants. Vous avez eu des cours de cuisine, de couture (recoudre un bouton par exemple, tout simplement) ou d’entretien de la maison à l’école, vous ?? Et puis il y a encore bien souvent une forme de sexisme dans les activités proposées aux enfants, qui formatent un peu ensuite l’esprit sur « ceci est dans mon périmètre, ceci est dans ton périmètre ». Je me souviens quand j’étais en maternelle, dans la classe des grandes sections il y avait une petite tente avec un petit établi et des outils de bricolage d’un côté, et une petite tente avec une dînette et une kitchenette pour enfant de l’autre. Eh bien croyez-le ou non, en tant que fille je n’avais pas le droit d’aller dans la tente avec les outils de bricolage ! Je m’en souviens parce que, déjà à l’époque, j’avais été choquée de me voir interdire une activité, juste parce que j’étais une fille ! Les garçons de leur côté aussi n’étaient pas les bienvenus du tout dans la tente de la cuisine.
  • soient ils préfèrent ne pas le faire plutôt que de « mal le faire » et de se voir reprocher ensuite que ce n’était pas fait comme il fallait… peut-être que ça vous évoque quelque chose ?… Moi, je sais que c’est un problème que j’ai longtemps eu avec mon conjoint !… Le problème ce n’était finalement pas LUI, mais MOI avec mes exigences trop importantes sur certaines choses… A méditer…

L’idée de cet article, vous l’avez compris, ce n’est donc pas de blâmer ou accuser, mais simplement de constater dans un premier temps, de voir l’ampleur de votre charge mentale actuelle et commencer à identifier d’où elle vient, pour pouvoir ensuite réfléchir à des actions à mener qui vont vous aider à apaiser tout ça.

Le conseil bien-être anti charge mentale de Madame Pas de Soucis

Madame Pas de Soucis vous suggère

Je fais quoi maintenant avec cette charge mentale ?

Vous vous dîtes : « Ok, bon alors la charge mentale la définition est claire et ça me concerne. Je fais quoi maintenant ? »

Déjà vous allez commencer par vous féliciter ! Vous venez de faire le premier pas vers de vraies améliorations et le retour de votre santé mentale. Car la première chose à faire, c’est de prendre conscience de ce problème de charge mentale, sinon vous ne pourrez jamais mettre en place un plan d’action pour changer les choses !

Ensuite, je vous invite à parcourir ce blog pour trouver :

  • des techniques qui vont vous permettre d’évacuer votre stress, comme cet article qui vous donne 10 techniques anti-stress naturelles (vous y trouverez notamment une super technique de relaxation, et des techniques de respiration simples mais efficaces), ou celui qui vous propose de ralentir le rythme effréné du petit vélo en faisant de la méditation pleine conscience. Car tant que vous aurez le cerveau en ébullition, de l’anxiété ou des angoisses, vous n’arriverez pas à réfléchir posément à une solution ! Ce sont des techniques de gestion du stress très efficaces, qui apportent des bienfaits très rapidement
  • du soutien pour arriver à vous mobiliser, comme cet article article qui vous donne de très bonnes astuces pour faire disparaitre votre fatigue et récupérer au milieu de votre vie de fou.
  • des conseils naturopathiques pour soutenir votre système nerveux, pour mieux supporter votre charge mentale et avoir l’esprit clair. En particulier vous trouverez des informations sur les aliments à favoriser pour avoir dans votre assiette les vitamines et minéraux (magnésium par exemple) dont vous avez besoin, et des compléments alimentaires à base de plantes qui vont vous aider, en particulier sur la dimension émotionnelle, comme les fleurs de Bach anti charge mentale. Vous trouverez aussi des suggestions de sports qui peuvent vous aider à vous centrer pour agir efficacement, et favoriser la qualité dans ce que vous faîtes plutôt que la qualité. Exemple : du yoga.
  • des méthodes d’organisation pour gérer le quotidien plus facilement, comme cet article sur la matrice d’einsenhower pour faire le tri dans votre liste de tâches et identifier celles qui sont urgentes / importantes et les prioriser, ou celui-ci qui vous aide à faire vos courses de manière efficace et sans charge mentale. Vous pouvez aussi faire des did-lists plutôt que des to-do lists!
  • Pour optimiser votre planning et chasser le stress que génère votre charge mentale, je vous donne aussi le meilleur de mon expérience de chef de projet, comme avec cet article sur la méthode Zen to Done. Car votre pire ennemi c’est la procrastination ! Elle tout à fait compréhensible quand on est fatiguée, mais au final c’est une sacrée casserole à traîner !
  • des méthodes de communication comme la CNV, pour que vous puissiez déléguer, ou plutôt pour vous aider à travailler en équipe – en particulier avec votre conjoint – comme je préfère dire. Car c’est en répartissant les choses entre vous que votre emploi du temps sera le plus rapidement allégé !
  • des pistes de réflexion de l’ordre de la thérapie pour vous libérer de ce schéma dans lequel vous êtes actuellement, et avoir un vrai lâcher-prise. Par exemple, il est possible que vous soyez atteinte du syndrome du besoin de reconnaissance, et que ce soit à cause de lui que vous vous sentez obligée de faire passer les besoins des autres avant les vôtres, avec le maximum de perfectionnisme probablement. Si c’est le cas, gare au burn-out ! La dimension psycho est importante à aborder à un moment donné. Des approches comme l’hypnose ou la sophrologie, ainsi que certaines techniques de thérapies cognitives et comportementales peuvent vous aider aussi.

Les irritants du quotidien

La charge mentale, c’est un état du psychisme difficile, on est d’accord… mais ce psychisme sera toujours particulièrement irritable et sensible si, jour après jour, vous subissez ce que j’appelle des irritants ! Et les irritants c’est quoi ? C’est tous les petits inconforts du corps et de l’esprit qui nous pourrissent la vie. Car oui, corps et esprit sont très liés bien sûr.

Pour apaiser votre charge mentale, qui dans sa définition est en fait le reflet de la capacité de votre système nerveux à s’adapter quand il y a un Nième « petit » grain de sable dans les rouages, il faut donc faire disparaitre ces petits irritants sinon vous aurez souvent bien du mal à lutter contre le stress !

Par exemple :

Cet article sur la définition de la charge mentale vous a parlé ?

Dîtes-moi en commentaire ce que c’est pour vous que la charge mentale dans votre quotidien, quel exemple de vie récent cet article vous évoque !

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14 commentaires

  1. La charge mentale est un sujet de société assez récent, mais c’est vrai que les mamans ont tendance à prendre plus de choses en charge avec une idée assez précise de comment ces choses doivent être faites 😉 Merci pour cet article très intéressant.

  2. Je viens de lire cet article très intéressant au lieu de faire ma vaisselle car je voulais juste vérifier la météo de demain!!! Je viens de prendre conscience que je ferai ma vaisselle demain car ma charge mentale est surchargé maintenant !

  3. Super intéressant, je n’avais pas vu la charge mentale comme ça, en mode « succession de couches » de choses dont il faut se rappeler ! D’ailleurs, je me retrouve parfaitement dans ton illustration de « zut, c’est quoi que je voulais voir sur mon téléphone déjà ?! » 😀

  4. Bravo pour cet article ! La charge mentale on la vit au quotidien, en permanence, mais perso c’est la première fois que je comprends exactement ce que c’est ! A lire et à faire lire…

  5. Bonjour, merci pour cet article qui fait du bien car on ne parle que trop peu de la charge mentale des femmes qui est encore aujourd’hui beaucoup trop importante. Il est vrai que les hommes participent de plus en plus aux tâches du foyer mais en matière d’organisation et d’anticipation, les femmes sont indispensables. Il m’arrive souvent de dire à mon conjoint » ce n’est pas grave si tu ne fais pas mais essaie d’y penser seulement, ce sera déjà énorme ». Je n’ai pas l’impression que ce soit de la mauvaise volonté mais plutôt une incapacité intellectuelle inchangeable !!

  6. Article très éclairant et déculpabilisant aussi ! Je me retrouve parfaitement dans la description de la femme dont le mari aide énormément à la maison, qui planifie tout tout tout et donc supporte une grande partie de la charge mentale liée à toutes ces tâches ! Merci pour toutes le astuces pour la réduire !!!

  7. Jessica M a dit :

    Un article à partager sans modération.
    Il y a encore bcp trop de femmes qui pensent qu’il faut « savoir tout faire sans se plaindre »… par peur d’être traité de « mauvaise mère / épouse ».
    Merci !

  8. Merci pour cet article !
    En effet il n’est pas toujours simple de s’écouter et être aussi bienveillant avec soi même. La répartition des tâches aide en effet ainsi que la coopération des enfants 🙂

  9. Anne-Sophie a dit :

    Merci beaucoup pour cet article, qui permet de mettre des mots sur cette sensation. Même si je n’ai pas d’enfant et que nous sommes deux femmes à la maison, la charge mentale est aussi bien présente. La description faite dans l’article est identique dans ce que je vie. Entre travail salarié en sécurité (ou j’endosse une casquette de responsable équipe), développement entreprise (2 activités) et pathologie (où je communique beaucoup dessus pour changer les mentalités), sans compter un cerveau qui est très prolifique et indiscipliné, j’ai du développer certaines habitudes pour la diminuer, dont le sport et le carnet en poche qui me permet de décharger ce qui me passe par la tête pour rester le plus focus possible sur le moment présent.

  10. Bien sur que cela me parle ! Pour me vider l’esprit, j’écris tout de suite ce qui me passe par la tête, ou je m’enregistre. Mais il ne faut pas perdre la liste… Et surtout maintenant je déculpabilise, si j’oublie un truc, soit ce n’était pas vraiment important et je n’en entendrai plus parler, soit ça reviendra ☺

  11. J’ai le sentiment d’un certain équilibre dans mon couple. Pour autant pendant ma grossesse, j’ai eu l’impression d’être la seule à m’intéresser au sujet de la parentalité, l’éducation, la naissance… J’ai appris au fil du chemin qu’il était normal que le coparent se sente « sur le bord de la route » puisqu’il ne vit pas la même expérience ! Plus on se rapproche du terme (dans quelques jours !), plus je le sens impliqué. Nous utilisons aussi un tableau blanc du mois pour y indiquer les « choses à faire/à penser », qui nous aide beaucoup à nous organiser à 2 ! Merci pour cet article qui pousse à la réflexion 🙂

  12. Je suis en pleine période de surcharge mentale : en plus de toutes les charges habituelles, je prépare mon bonus avec mon compagnon, notre tour de France et d’Europe qui commencera en Septembre et tout cela mêlés à des problèmes de santé qui polluent ma vie. Mon cerveau sature, j’oublie tout, j’ai dû mal à réfléchir… Aaaarghh !!!
    J’irai voir les articles que tu conseilles avant de craquer complètement
    Merci pour ton article

  13. Voilà un bel article qui illustre parfaitement l’état dans lequel on se retrouve parfois avec nos milles et une pensées. C’est vrai, en tant que maman et entrepreneur il m’arrive souvent, en pensant aux achats nécessaires pour mon commerce, de penser également aux repas de la famille et aux repas du midi des enfants que je dois préparer pour l’école ! Mais je suis aussi depuis quelques années une adepte de la slow attitude et d’une vie plus simple, ce qui me permet de me focaliser sur les priorités et mettre de côté plus facilement cette charge mentale !

  14. Aaaaah cette fameuse charge mentale! Je pense qu’elle nous concerne toutes… Au plus j’avance dans mon organisation personnelle et professionnelle au plus je trouve d’astuces! Merci pour ton article qui m’éclaire encore plus sur le sujet. Je vais aller lire ton article sur la matrice d’Eisenhower, je connais déjà mais j’aimerais vraiment la cerner à 100%! Merci pour ton article 🙂

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