Stop à la charge mentale

Le besoin de reconnaissance : un syndrome épuisant qui favorise le burnout (1/2)

Le besoin de reconnaissance : un syndrome épuisant

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Vous vous pliez en quatre pour faire plaisir à vos proches et vous courez partout tout le temps pour tout faire ? Au travail, vous vivez mal les choses quand votre manager ne mesure pas à sa juste valeur la qualité de votre travail et / ou votre investissement dans votre job ? Vous êtes très perfectionniste et vous cherchez à en faire toujours plus, toujours mieux… et vous vous épuisez à atteindre ces objectifs ? Vous êtes peut-être atteinte d’un fort besoin de reconnaissance, un syndrome mal connu mais très présent dans le quotidien des femmes modernes.

Vous voulez savoir si c’est votre cas et vous libérer de cette source de fatigue intense ? 

Pas de soucis, la solution est ici !

Madame Pas de Soucis vous présente le besoin de reconnaissance, syndrome épuisant

Le besoin de reconnaissance, ce syndrome si fréquent

Le besoin de reconnaissance fait partie des besoins d’estime de soi, plutôt situé en haut de la pyramide de Maslow, entre le besoin d’appartenance et le besoin d’accomplissement de soi. C’est donc un sentiment tout à fait naturel… dans la mesure où cela ne vous obsède pas au point de vous empêcher parfois d’assouvir vos autres besoins, tout aussi naturels et importants !

Le besoin de reconnaissance, c’est tout simplement le fait d’avoir la nécessité qu’une personne extérieure vous voie, vous manifeste des signes d’intérêt, et vous montre qu’elle vous attribue une haute valeur à travers des propos élogieux ou des actes (invitations par exemple) qui montrent qu’elle vous apprécie.

C’est donc quelque chose qui est très en lien avec le regard des autres, et avec la notion d’estime de soi, qui passe alors par la nécessité d’avoir un jugement externe pour qualifier et quantifier sa valeur intrinsèque.

Avoir des retours positifs sur soi est bien sûr toujours plaisant, ça fait du bien à entendre, mais si le jugement des autres prend le pas sur votre propre jugement, ça pose problème.

Compteur de vitesse interne

C’est comme si, en voiture, au lieu de vous fier à votre propre tableau de bord pour savoir la vitesse à laquelle vous roulez, vous remettiez en question la valeur affichée, et que vous préfériez à la place vous fier aux radars sur le bord de la route avec les panneaux qui affichent votre vitesse, et qui clignotent en rouge si vous dépassez la vitesse autorisée.

Or si le système marche mal (il regarde la file d’à côté), ou qu’il est en panne ou tout simplement s’il y a du brouillard et qu’il « voit mal votre voiture », l’information affichée n’est pas bonne ! Comment voulez-vous ajuster les choses comme il faut ?

En plus des panneaux comme ça il n’y en a pas tous les 50 mètres : pour ajuster votre vitesse, vous dépendez d’un élément extérieur, et ça peut être stressant !

« Quand est-ce que je vais avoir confirmation que je fais bien les choses??? »

Le pire, c’est que si le panneau clignote rouge, car ça veut dire que vous êtes déjà en excès de vitesse et peut-être depuis un moment : c’est donc bien tard pour réduire votre vitesse, le moteur de votre voiture a peut-être trinqué à trop chauffer !

En bref : rien ne vaut son tableau de bord à soi ! 😉

Pourquoi le besoin de reconnaissance est si important parfois

Pour survivre… mais aussi pour VIVRE, tout simplement

Nous les humains sommes des animaux sociaux : l’interaction avec les autres et la vie en communité sont des choses importantes. C’est quelque chose d’ancré en nous très profondément car c’est assimilé à notre capacité à survivre.

Si nous « faisons tâche » au point que le groupe nous bannit, l’homme (la femme 😉 ) préhistorique en nous frémit de peur, car à l’ère préhistorique, on ne donnait pas cher de la peau d’un individu isolé face aux dangers de la faune sauvage ! Notre cerveau reptilien a gardé cette croyance profonde que pour être en sécurité il faut être DANS le troupeau, que l’effet groupe nous protègera.

L'effet groupe protège les individus

Le besoin de reconnaissance est donc associé à un sentiment de sécurité, un autre des besoins de la pyramide de Maslow, bien plus fondamental celui-là.

Cela veut-dire quoi ? Cela veut dire qu’indirectement, si vous ne recevez pas de signes de reconnaissance vous êtes dans une forme d’inquiétude, de stress, de peur

Rien que pour ça, il est important de travailler à améliorer son besoin de reconnaissance.

Ce n’est pas facile tous les jours je le reconnais. Je me souviens il y a quelques années encore, lorsqu’on me proposait du foie gras aux repas de fête, j’avais un réel malaise. Je ne souhaite pas manger de foie gras, tant pour des raisons de santé (c’est un foie malade, atteint d’une cirrhose… et je porte une telle attention à l’alimentation saine que pour moi c’était une aberration de manger un foie – déjà organe rempli par définition de toutes les toxines de l’animal – malade), que pour des raisons d’éthique vis-à-vis du bien-être animal (le gavage des volatiles)… Mais je me sentais obligée de dire oui, « pour faire plaisir », « parce que ce n’est pas poli » ou pour « ne pas déranger » !

J’ai mis du temps à comprendre que je ne me respectais pas MOI, et ensuite à réussir à exprimer mon besoin réel, vous verrez plus loin comment.

Aujourd’hui j’ai osé dire à ma famille que je ne voulais pas qu’on m’en serve, et quand une occasion de présente à l’extérieur du cercle familial, j’ose enfin décliner poliment…. je me respecte, quel soulagement ! 🙂

Pour écarter les risques de déséquilibre du psychisme

Christophe André, psychothérapeute et psychiatre spécialisé dans le soin des troubles anxieux et dépressifs, dit que le le besoin de reconnaissance est justement souvent en lien avec des troubles psychiques : manifestations anxieuses ou dépressives, recours à l’alcool ou au drogues, troubles alimentaires…

En travaillant à satisfaire votre besoin de reconnaissance, vous allez donc aller mieux ! Vive le bien-être !

Pour avoir des relations justes avec les autres

Quelqu’un qui aide quelqu’un d’autre, c’est beau et c’est altruiste… ou pas ! Peut-être que ce paragraphe ne va pas vous plaire, mais c’est un fait : parfois on fait « quelque chose bien pour son prochain »… mais en fait ce n’est pas de vraiment de l’altruisme, mais pratiquement de l’égoïsme ! Car quand on a un besoin maladif de reconnaissance, on fait parfois inconsciemment certaines choses « pour les autres »…. alors qu’en fait on les fait pour obtenir en échange un merci, ou un geste de reconnaissance ! Du coup le geste n’est en fait qu’une façon « d’acheter » de la reconnaissance… Car l’être humain est ainsi fait : quand on reçoit quelque chose, c’est plus fort que nous, on se sent « obligé » de re-donner quelque chose en échange, à minima on rend un « merci » et un sourire.

Faire un cadeau peut être de l'atruisme ou de l'égoïsme

Pas très agréable comme prise de conscience je sais, j’ai pas aimé non plus quand on m’a dit ça la première fois… mais une fois l’information digérée, j’ai dû admettre qu’il y avait effectivement souvent un fond de vrai !

Pour être dans la justesse, il faut relationner sans avoir d’attente vis-à-vis de l’autre. C’est particulièrement vrai dans les couples, d’ailleurs.

En travaillant son besoin de reconnaissance, les relations sont donc beaucoup plus justes, et donc beaucoup plus épanouies.

Pour ne pas s’épuiser

Quand on a un fort besoin de reconnaissance, le syndrome fait qu’on a tendance à faire passer les désirs et les besoins des autres avant les siens, voire avant même nos besoins profonds. Or on côtoie des dizaines de personnes régulièrement, et même si on en côtoie peu, si ce sont des proches on va avoir envie de tout donner pour eux. A faire passer les besoins des autres avant les siens, on peut donc vraiment s’épuiser, au sens propre du terme : puiser dans nos réserves au point qu’il n’y en ait plus, et ça, ça s’appelle un burnout.

Le besoin de reconnaissance est un syndrome qui pousse au burnout

Le pire, c’est qu’en plus, on vient vous le reprocher en ensuite ! Je peux vous en parler : j’en ai fait un, de burnout, il y a quelques années ! Je voulais tellement qu’on me reconnaisse comme étant un bon chef de projet, que je me suis épuisée à essayer de compenser des choses qui n’étaient pas de mon ressort. Mon chef me disait que « c’était inacceptable » que certaines tâches soient en retard, ou que telle ou telle personne n’ait pas encore fait telle action. Je me suis sur-adaptée (c’est le terme que le psy a utilisé ensuite à mon sujet), et j’ai tenté d’absorber le travail manquant, parce que je voulais bien faire (sacré perfectionnisme… qui est d’ailleurs un symptôme de la personne ayant un fort besoin de reconnaissance !). J’ai fait des horaires de malade, je me suis mis la rate au court-bouillon, et ce qui devait arriver arriva : j’ai fait un burnout ! Et vous savez ce qu’on a dit de moi quand le médecin m’a mis en arrêt de travail ? Que j’avais fait exprès de planter le projet ! Moi qui m’étais démenée comme un beau diable, luttant contre vents et marée contre les impondérables et les grains de sable de la machinerie du projet ! 😮

Moi qui me démenait pour être le sauveur du projet, j’étais devenue le bourreau, et mes responsable les victimes… Ces termes vous parlent peu ou pas du tout ? Ce sont les éléments du triangle dramatique ou triangle de Karpman issus de l’analyse transactionnelle. J’en parlerai dans un futur article. 😉

En tous cas, pour le coup, ce que j’ai reçu à l’époque, c’était un vrai manque de reconnaissance, une réelle injustice… qui m’a bien servi de leçon ! J’ai alors mis en place un plan d’action pour ne plus me laisser piéger comme ça dans une situation où je me sentais obligée d’aller au delà de mes limites.

Car au final, qu’est-ce qui se passait ? Je me sur-adaptais et je m’efforçais de tout anticiper, de penser à tout, de m’assurer que tout était fait – et bien fait – mêmes les choses qui n’étaient pas de mon ressort… et même parfois je faisais les choses moi-même ! Tout ça me générait une CHARGE MENTALE gigantesque : il n’y avait plus un moment de répit dans ma tête, et plus un moment pour récupérer sur le plan physique non plus. Cette CHARGE MENTALE, vrai phénomène de société qui touche tant de femmes, m’avait rattrapée. Ca vous évoque quelque chose ? Je vous invite à lire cet article pour en savoir plus sur le sujet, et voir comment vous libérer de tout ça.

Pour être sur son chemin de vie

Avec les années, on a besoin de chercher quel sens donner à notre passage sur Terre. Pourquoi on est là ? Qu’est-ce qu’on veut laisser après nous ? Ce genre de choses.

Quelles que soient nos croyances sur ce qui se passe après la mort, le besoin d’accomplissement de la pyramide de Maslow est très humain. Or pour s’accomplir, encore faut-il savoir, d’une part où on veut tendre, et d’autre part cheminer dans cette direction.

Soyez sur votre chemin de vie

Et pour ça, la seule boussole, c’est nous qui l’avons : elle est dans notre intériorité. Le calme et le centrage, et la méditation peuvent nous aider à y voir clair, mais pas l’avis des autres sur ce qu’ils pensent être bons pour nous.

Le besoin de reconnaissance, ça vient d’où ce truc ?

Pour bien comprendre comment résoudre ce problème – finalement maladif – de besoin de reconnaissance, ce syndrome épuisant et non respectueux de soi, il est important d’en identifier l’origine.

L’origine du syndrome du besoin de reconnaissance se situe la plupart des temps dans l’enfance, car le besoin de reconnaissance trouve en fait sa source dans le manque d’estime de soi, qui est elle-même normalement construite pendant l’enfance. (Je dis la plupart du temps car il peut arriver que certaines personnes vivent un traumatisme, comme une agression par exemple, et là l’estime de soi en prend un coup alors que pourtant elle était OK à la sortie de l’enfance.)

C’est quoi l’estime de soi ?

L’estime de soi, c’est quelque chose qui a été clairement identifié à la fin du 19ème siècle. En1890 : le philosophe et psychologue Wiliam James publie le premier traité de philosophie moderne : « Principles of Philosophy »; où il parle pour la première fois de « self esteem ». Pour lui, l’estime de soi est de deux sortes : la satisfaction de soi d’un côté et le mécontentement de soi de l’autre.

Christophe André donne la définition suivante de l’estime de soi dans son très bon livre « Imparfaits libres et heureux, pratique de l’estime de soi« , que je vous invite vraiment à lire.

L’estime de soi c’est : 1- ce que je pense de moi 2 – comment je me sens avec ces pensées et 3 – ce que je fais de ma vie avec tout ça. Il dit que c’est aussi un mélange du jugement à propos de moi et du jugement de moi sous le regard des autres.

estime de soi

C’est selon lui ce qui permet de devenir et rester soi-même : l’outil de notre liberté et de notre autonomie psychologique.

Estime de soi v.s confiance en soi

Attention à ne pas confondre ces deux notions : estime de soi et confiance en soi. Ce n’est pas tout à fait la même chose… mais elles ont très en lien vous allez le voir tout à l’heure.

La confiance en soi c’est la croyance qu’on a que quoiqu’il se passe on sera capable de s’adapter et de réagir, qu’on va gérer quoi. C’est quelque chose de dynamique, c’est de l’action. C’est la puissance et la solidité du moteur de la voiture en quelque sorte.

L’estime de soi c’est quelque chose de beaucoup plus statique… mais ça nourrit la confiance en soi. On pourrait dire que l’estime de soi c’est un peu l’huile qu’on met dans le moteur de la voiture pour qu’il tourne bien. f

Comment se construit l’estime de soi

C’est pendant l’enfance que se construit l’image qu’on a de soi. C’est aussi le moment où apprend le plus de choses et le plus facilement.

On apprend d’abord parce qu’on expérimente des choses, on tente, on essaie. Parfois ça réussit et on est fier : notre estime de nous augmente, tout va bien. Mais parfois on se plante, on échoue, on tombe… et là notre estime de nous redescend… SAUF si notre entourage est à ce moment précis dans la bienveillance et l’encouragement.

Un enfant saute d’un muret et se fait mal au genou. Si la maman dit, agacée, « je te l’avais bien dit », l’enfant est renforcé dans son échec. Alors que si la maman réconforte et encourage à recommencer (quitte à ce que ce soit avec la main de maman pour retrouver de l’assurance au début), l’enfant absorbe l’échec, retrouve confiance en lui, se relève et reprend son évolution.

prendre un enfant par la main l'aide à avoir une bonne estime de lui

L’amour inconditionnel des parents est ainsi très important : pour avoir une bonne estime de soi quand on est enfant, il faut avoir la certitude que, quoi qu’on fasse, les parents (et en particulier souvent la maman) continuera à nous aimer, même si on se plante, même si on fait une bêtise. Si on n’en est pas persuadé, comme un enfant fait tout pour que ses parents l’aiment, l’enfant osera pas prendre le risque de se planter, de peur de perdre l’amour si fortement chéri. L’enfant reste alors dans la sidération, l’immobilisme, et ne prend pas le risque d’échouer… et l’enfant une fois adulte continue bien souvent sur la même lancée !

L’enfant apprend aussi parce qu’il voit ses parents / ses proches agir eux-mêmes avec un référentiel externe sur leur propre valeur. L’enfant est une éponge en terme d’apprentissage ! Si les parents sont dans l’inquiétude permanente, qu’ils ont peur du regard des autres et du qu’en dira-ton, alors l’enfant devenu grand va naturellement lui aussi beaucoup se préoccuper du regard que portent les autres sur lui.

Comment se libérer de ce syndrome de besoin de reconnaissance ?

Ca, c’est une vraie question : je l’ai étudiée, expérimentée et vécue, et je conseille maintenant au cabinet une méthode très efficace pour apaiser le syndrome de besoin de reconnaissance et faire diminuer toute cette pression et cette fatigue à courir tout le temps.

Je vous dis tout dans le prochain article de cette mini-série : comment satisfaire son besoin de reconnaissance !

Le conseil bien-être en plus de Madame Pas de Soucis

Madame Pas de Soucis vous suggère

Le syndrome de besoin de reconnaissance crée un tel état psychologique qu’il met dans un grand inconfort de l’esprit mais aussi du corps.

Voici quelques articles qui vont vous aider par rapport à ça :

Vive le bien-être ! 🙂

Cet article bien-être vous a plu ?

Dîtes-moi sur une échelle de 0 à 10 (10 étant la valeur max), où se situe votre besoin de reconnaissance actuel !

S’il est au dessus de 6/10, lisez l’article suivant de cette mini-série : vous y trouverez une solution très efficace pour vous libérer de cette pression du regard des autres.

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2 commentaires

  1. J’aime bien être reconnu dans ce que je fais mais je refuse d’être dépendante de ce que les autres pensent de moi. Si j’apprécie mes actions, c’est déjà pas mal. J’en ai trop souffert dans le passé.
    Ton parcours montre qu’il est possible de se reconstruire suite à un burn-out et c’est puissant
    Dans un autre registre : je partage tes idées sur le foie gras à 100 %

  2. Merci pour cet article.
    et je suis tout à fait d’accord sur le fait que de toute façon, c’est à nous-même de poser les limites, car il y a toujours la possibilité d’avoir plus de travail, plus d’erreurs à corriger, plus et plus …

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